Histoire & théorie

Journée d'étude Le Commanditaire, le graphiste et l'imprimeur, Archives départementales 35, Rennes, 19 octobre 2016. Avec Vincent Perrotet et Jean-Yves Grandidier (Lézard graphique)
Journée d’étude Le Commanditaire, le graphiste et l’imprimeur, Archives départementales 35, Rennes, 19 octobre 2016. Avec Vincent Perrottet et Jean-Yves Grandidier (Lézard graphique)

Design et humanités numériques – 20 h

Ce cours propose d’étudier les relations du design aux « humanités numériques » (digital humanities), c’est-à-dire comment les environnements numériques contemporains renouvellent et permettent de nouveaux modes de production et de transmission des savoirs. Quelle est la place du design et des designers dans ces environnements ? Nous regarderons un panorama de définitions, enjeux, cas exemplaires et objets d’études historiques ; la critique par le design (design et technologies informatiques) ; la responsabilité esthétique du design (lisibilité, design d’information, attention) ; le design comme vecteur d’innovation (coordonner l’interdisciplinarité, objets périphériques, intelligence artificielle), les projets entre art, design et science, et finalement les perspectives académiques et critiques. — Anne-Lyse Renon

Arts de lire : au croisement de la théorie et de la pratique. Des exercices scolaires aux nouvelles scènes où sont lus des œuvres littéraires, poétiques, des partitions, des scripts… les manières de lire sont infinies et se déclinent à travers des pratiques sociales, des arts de lire qui engagent des théories diverses de la lecture, de ce qu’est un texte et de sa réception. Lire, est-ce découvrir le sens prémédité par son auteur, interpréter un texte, y projeter du sens ou plus encore, l’utiliser comme une «  boite à outil  »  ? A partir d’une cartographie des théories de la lecture, il s’agira d’expérimenter et d’activer des pratiques de lecture, d’en explorer des formes inédites et ainsi d’interroger nos habitudes et nos usages de lecteurs. Autant de pistes qui permettront d’introduire à cette question  : comment les textes induisent-ils à travers leurs matérialités (mise en page, typographie etc.) et leurs formes éditoriales des états attentionnels, des comportements affectifs et des dispositions réflexives  ? — Laurence Corbel

La commande de design graphique – 8 h

Le commanditaire, le graphiste et l’imprimeur.
Le commanditaire, le graphiste et l’imprimeur est un cycle de journées d’études et de discussions autour du design graphique mis à nu par celles et ceux qui le mettent en œuvre. Dédiée à des temps de présentations suivis d’échanges autour de réalisations concrètes, cette journée nous permet de comprendre les enjeux, les attentes et les objectifs de chacun·e des acteur·rice·s qui collaborent à la réalisation de ce que l’on nomme identité visuelle, ligne graphique, direction artistique, système graphique, etc.

Journée coordonnée par Jocelyn Cottencin et Yann Sérandour avec des professionnel·le·s invité·e·s, en collaboration avec l’équipe de recherche Pratiques et Théories de l’Art Contemporain et le DSAA design graphique du lycée Bréquigny.

La matinée se prolonge dans un atelier de restitution graphique des interventions réunissant les étudiant·e·s de la licence et du DSAA.

  1. 13 oct. 2015 — Étienne Bernard (CAC Passerelle) sur l’identité par Teschner Studio, studio graphique Brest Brest Brest, Francis Voisin, Media Graphic (ex Impressions du Sagittaire)
  2. 19 oct. 2016 — Sophie Kaplan, (La Criée) en dialogue avec Jocelyn Cottencin (Lieux Communs), Vincent Perrottet, Jean-Yves Grandidier (Lézard Graphique)
  3. 18 oct. 2017— Arthur Nauzyciel (TNB), Michael Amzalag (M/M Paris), Laurel Parker Book
  4. 17 oct. 2018 — Nolwen Bihan (TU), Jean-Marc Ballée, Émilie Rigaud (A is for fonts)
  5. 16 oct. 2019 — Yvan Poulain (La Cuisine) en dialogue avec Gaelle Sandré (Studio Rovo), Antonin Faurel, Kevin Donnot (E+K)
  6. 7 oct. 2020 — Alexandre Dimos (Éditions B42 et studio deValence), Na Kim, Jack Usine
  7. 13 oct. 2021 — Vanina Pinter et Eugénie Bidaut

Histoire et enjeux du graphisme – 16 h

Les CM sont pensés et structurés pour faire découvrir aux étudiant·e·s des mouvements ou/et périodes importantes du graphisme contemporain au travers d’un pays. Chaque CM est construit avec une figure centrale contemporaine associée à une figure historique. Deux contrepoints plus récents permettent alors d’ouvrir sur des extensions en connexion avec la figure centrale ou en opposition. — Jocelyn Cottencin

NL : Karel MARTENS, DE STIJL, EXPERIMENTAL JETSET, Richard NIESSEN 
USA : EMIGRE, VIGNELLI, CARSON, ED FELLA
GB : FACTORY / PETER SAVILLE, 4AD / VAUGHAN OLIVER, WARP / DESIGNER REPUBLIC, KITSUNÉ / AB¨KE, GTF 

Anne-Lyse Renon

Droits et statuts du graphiste – 12 h

Mon cours de droit nous permettra d’aborder les grands concepts de la propriété intellectuelle afin de vous donner la possibilité de savoir à partir de quand une œuvre est protégée au titre du droit d’auteur, mais aussi de savoir quels sont vos droits et obligations. Devez-vous déposer vos œuvres ? Sont-ce des œuvres de collaboration ou des œuvres collectives ? Il y aura des bases à rappeler pour vous permettre de connaître vos droits et être plus forts à la table des négociations quand vous aurez à négocier un contrat de cession. Beaucoup d’auteurs et d’autrices sont souvent signataires de contrats comportant des clauses qui n’ont pas de valeur juridique faute d’être respectueuses du droit… Ce cours sera aussi l’occasion de parler de votre statut et de votre activité professionnelle : savoir comment on fait très concrètement pour s’installer, quelles démarches sont à mettre en œuvre ? Quelles formes d’entreprises doit-on choisir ? Quels régimes sociaux vous sont proposés ? Plus largement, c’est un ensemble de questions larges sur la profession d’artistes-auteurs que nous poserons : nous parlerons des récentes réformes qui sont intervenues pour “renforcer” la protection des auteurs et des autrices, nous dirons deux mots sur le rapport Racine et aborderons la question de l’identité professionnelle d’auteur et d’autrice qui est en train d’émerger en ce moment. J’aurai le plaisir en tant que chercheur en droit d’auteur et en droit social, mais aussi en tant que directrice générale de la Ligue des auteurs professionnels de partager avec vous une multitude de contentieux qui sont parfois le quotidien des créateurs et créatrices. Et pour ceux et celles qui craignent le droit, qui en ont peur voire pire… permettez-moi de susciter votre curiosité : ce cours sera l’occasion de voir des extraits de films contrefaits et des extraits de films contrefaisants, d’écouter de la bonne musique, de parler cuisine et des beaux yeux de Michèle Morgan, de débattre de la protection des œuvres de Jul et de voir des images de Tintin nu… — Stéphanie Le Cam

Approche des arts contemporains – 20 h

Ateliers populaires oui ateliers bourgeois non. Outre les grèves, manifestations et autres occupations, Mai 68 a fait naître une forme d’organisation graphique nouvelle : l’atelier populaire. Pendant la séance on regardera comment se sont organisés les quelque trente ateliers d’affiches actifs pendant le printemps 1968, on s’intéressera à ce qu’ils disaient et évidemment aux nombreuses images qu’ils produisaient. Propa, au-delà des ateliers populaires. À la suite de l’insurrection de 1968 de nombreux groupes ont continué à produire des images politiques dans des cadres différents : groupes militants, presse underground, syndicats d’artistes, ou ateliers de graphistes professionnels. Pendant la séance on ira voir ce qui a fait suite aux ateliers populaires ou ce qui les accompagne. — Jil Daniel

Livres et catalogues d’artistes
À partir d’une série d’exemples tant historiques qu’actuels allant du livre d’artiste au catalogue d’exposition, ce cours permettra de découvrir la relation que les artistes plasticiens entretiennent avec le livre et les pratiques éditoriales et celles et ceux qui les mettent en œuvre : designers graphiques, imprimeurs, éditeurs… — Yann Sérandour avec le Cabinet du livre d’artiste, Université Rennes 2.

Guillaume Pellay pratique une peinture élargie, sous des formes et des formats variés, toile, mur, sol, paysage, espace public, performance, intégrant des références allant de la peinture historique à la peinture amateure, via le
graffiti et le tag. Après une courte introduction à l’art contemporain sous l’angle de l’anachronisme, le cours se focalisera sur l’exposition de Guillaume Pellay à 40mcube, et plus particulièrement sur la manière dont il manie la représentation en créant des symboles qui lui permettent de développer une certaine narration. — Anne Langlois avec le centre d’art contemporain 40mcube, Rennes

Un art du vidéo-clip
Si la naissance effective du vidéo-clip musical, comme forme identifiée, peut être située en 1981, à cette date le film musical est déjà fort d’une longue histoire. En définissant, puis en remontant aux lointains ancêtres de cette forme, ce cours s’applique à identifier ce qui, dans cette forme ambiguë, sujette à une intrication forte des sphères de l’artistiques et du commercial, fait parfois de ces petits films un laboratoire d’expérimentations plastiques et graphiques digne du plus grand intérêt. — Bruno Élisabeth

Artothèque W
L’exemple d’une résidence artistique de territoire. À partir d’une étude de cas actuel, cette intervention propose d’observer les modalités de travail d’un collectif d’artistes indépendant et la mise en place d’un projet expérimental, dans le cadre d’une structure institutionnelle et à destination d’un public de proximité. La supérette est un lieu d’expérimentation et de résidence pour collectif d’artistes, fondé par la maison des arts, centre d’art contemporain de Malakoff (92), depuis décembre 2019. Dans le cadre de sa résidence de cinq mois (de juillet à décembre 2020), le collectif W a choisi de développer un projet dont le dispositif interrogera celui d’une artothèque. Composé de sept artistes et d’une graphiste-auteure, le collectif W travaille sur les questions liées à l’archive, la collection et l’exposition de l’art. À partir du modèle de l’artothèque, il s’agit pour le collectif d’expérimenter une autre forme de diffusion et de médiation de l’art, afin de renouveler son propre circuit dans une intention démocratique. Résultat d’une réflexion sur les conditions de travail des artistes et la valeur de l’œuvre, ce projet solidaire cherche à proposer des alternatives à l’actuel modèle économique de l’art et à réfléchir à la vie des œuvres en dehors du seul contexte de leur monstration. L’enjeu est aussi de penser ce projet et les problématiques abordées comme relevant du geste artistique, intégrant tous les aspects de la production artistique et actualisant la relation entre pratique et théorie. — Émeline Jaret